Les « Sentilleuls » étudient la qualité de l’air en ville

Avec Damien, notre référent bénévole de for My Planet, et les sentinelles de l’association, renommés les Sentilleuls, nous sommes partis vendredi 20 mars après-midi en excursion autour de notre collège pour nous pencher sur la qualité de l’air à Annecy. Le temps était beau et chaud.

Damien s’est équipé à titre personnel d’une sonde qui mesure la teneur en différents polluants dans l’air et qui permet de connaitre la qualité de l’air en temps réel par liaison avec son téléphone portable et une application spéciale.

Voici la sonde accrochée au sac à dos. Sans surprise, les avenues de France et Gambetta sont très polluées, les polluants identifiés sont liés à la circulation automobile et résultent de la combustion des carburants issus d’énergie fossiles.
Il faut s’éloigner d’environ 100 mètres pour retrouver une qualité de l’air meilleure. Nous sommes allés vers une station de mesure fixe urbaine où Damien et notre professeur nous ont présentés quelques-uns de ces polluants. La plupart était d’origine automobile, une bonne partie résidentielle (combustions pour le chauffage) et enfin une pollution agricole.
Nous étions dans un épisode de pollution générale du fait de l’usage des engrais azotés de l’agriculture qui polluent non seulement l’eau mais aussi l’air lors de leurs épandages.

Certains d’entre nous ont d’ailleurs la malchance d’être plus sensible à ces polluants et faire de l’asthme ; ces substances sont responsables dans les pires situations (personnes fragiles) de morts anticipées !

Enfin nous sommes allés vers le parc des Pommaries et nous avons observé les arbres lors du trajet en recherchant les lichens ces êtres vivants exceptionnels issus de l’union d’une algue et d’un champignon.

(L’image ci-dessus représente une photo de lichens)


Nous avons appris que certains d’entre eux sont très sensibles à ces polluants et leur absence prouve que l’air est pollué.
Effectivement, nous n’avons pu observer qu’une faible diversité de lichens et constater l’absence des plus fragiles démontrant, sans avoir besoin de sonde spéciale, que la qualité de l’air est dégradée en ville.
Nous avons relativisé les observations du parc car les arbres ne sont pas très vieux et certains lichens demandent des décennies avant de s’installer mais les rues autour avec de vieux arbres nous ont confirmé le manque des lichens bioindicateurs d’une bonne qualité de l’air.

Nous avons vu aussi que la nature peut polluer l’air notamment. Certains aérosols bien connus des allergiques comme les grains de pollen. Par ailleurs, les polluants d’échappements rendent certains grains de pollen encore plus agressifs pour nous ! Une sorte de double peine !

Nous avons échangé sur des solutions à ce problème, privilégier les déplacements doux ou transports en commun sont une bonne façon de limiter cette pollution ainsi que l’usage de véhicules ne consommant pas d’énergie fossile aussi.

Choisir des produits matériaux écolabellisés avec la meilleure note pour la qualité de l’air et bien ventiler son habitation car certains bâtiments avec défauts de ventilation peuvent avoir une qualité de l’air pire que l’extérieur ! Enfin, privilégier des plantes ne favorisant pas les allergies. Vaste sujet où nous pouvons œuvrer localement dans une certaine mesure, mais où les décisions politiques occupent aussi une part prépondérante.

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